Conseils en matériel de protection en ski alpin : le casque de ski à visière, les bâtons à dragonne de sécurité, la protection dorsale, la coudière et la genouillère

Etant également skieur, j'ai souhaité partager quelques expériences en matériel de ski alpin, et en particulier le matériel de protection pour le ski. Les skieurs occasionnels skient de plus en plus vite et de plus en plus mal ; se protéger des chocs devient un impératif. Le port du casque est maintenant entré dans les moeurs. Mais étrangement, la majorité des skieurs de loisir considèrent que les autres équipements de protection (protection dorsale, coudière, genouillère) sont ineptes pour des skieurs sportifs. Or, les sportifs professionnels sont lucides et ils portent ces protections sous leurs vêtements de ski. Maheureusement, comme ces équipements de protection ne sont pas visibles, cela n'a pas valeur d'exemple.

Conseils matériel ski alpin (casque à visière, protection dorsale, batons de sécurité, chaussures, vetements)

Sommaire des équipement de protection en ski alpin (casque, dragonnes, protection dorsale, coudière, genouillère)

Conseils pour le choix d'un casque de ski

Un casque adapté à la pratique su ski doit être certifié conforme  à la norme EN 1077. Cette norme EN1077 concerne les casques destinés aux skieurs de ski alpin y compris les enfants et les skieurs de compétition. Elle comprend 2 classes de protection :

  • La classe A : qui offre la meilleure protection, en surface et en percussion.
  • La classe B : qui ne protège pas la zone des oreilles de la percussion, en privilégiant le confort (légèreté, aération, audition).

Choix de la taille et du modèle : un casque de ski ne doit pas "serrer" la tête , mais il doit rester parfaitement à sa place quand on secoue la tête.
Le casque de ski doit être léger, pour ne pas solliciter excessivement le cou et la nuque lors des secousses incessantes.
Le casque doit protéger les oreilles sans assourdir, les sons étant très importants pour se repérer dans l'espace.
Tester votre masque avec le casque : tous les masques ne s'adaptent pas à tous les casques. Ou alors, optez pour un casque avec visière : voir ci-dessous.

Mon conseil : le casque de ski à visière intégrée Cairn Spectral

Je suis myope. J'ai longtemps skié avec un masque et des lentilles, mais ce n'est pas top : perte des lentilles par temps humide (chute de neige mouillée), déssèchement des lentilles après quelques heures de ski. Maintenant que ma vue de près a baissé, une fois que je porte mes lentilles, c'est la galère pour lire à moins d'un mètre (en particulier l'écran du téléphone). J'ai testé les masques spéciaux pour porteurs de lunettes (OTG, on the glasses) avec mes lunettes, mais j'ai été déçu par l'inconfort de l'appui du masque sur la monture des lunettes.Le casque à visière apporte une solution à ce problème, à conditions toutefois d'avoir des petites montures peu proéminentes.Je suis satisfait de ma combinaison "petites lunettes" et "casque de ski à visière", c'est un bon compromis à la fois pour le ski, le télésiège et les pauses, car il est facile de remonter et d'abaisser la visière (et si nécessaire, de changer de lunettes). Ce système de casque à visière intégrée est aussi très pratique pour utiliser son smartphone, filmer une vidéo ou prendre des photos (même si on ne porte pas de lunettes) : un simple geste d'un doigt permet de remonter ou d'abaisser la visière. Le casque à visière est donc un choix à considérer pour les vidéastes et photographes ne portant pas de lunettes.
Je recommande librement et bénévolement le casque de ski à visière modèle Spectral de la marque Cairn, car il est léger, confortable et pratique.  Le bas des visières est maintenant équipé d'un bourrelet en mousse qui évite que l'air ne s'engouffre sous la visière. Quand il neige ou par grande vitesse, il n'est donc plus nécessaire de caler le casque en avant pour que le bas de la visière soit en contact avec le visage. Deux visières sont fournies avec le casque de ski : une pour le temps couvert ou le ski nocturne (catégorie 1), l'autre pour le temps ensoleillé (catégorie 3). En version Cairn Spectral Magnet, la permutation des deux visières est simple et rapide grâce à la fixation magnétique de la paroi transparente sur le chassis de la visière. Ce système est bien plus pratique que la permutation des visières complètes par dévissage et revissage des deux axes. Le casque de ski est pourvu de bouches de ventilation dont on peut régler le débit avec le petit ergot situé au sommet du casque. Le casque Spectral de la marque Cairn est conforme à la norme CE EN 1077, catégorie B. Le casque Spectral de la marque Cairn est en vente par correspondance entre 150 et 200 Euros et disponible dans certains magasins Intersport.
La marque Julbo propose une alternative aux casques à visières interchangeables : un casque à visière unique qui s'obscurcit ou s'éclaircit selon l'intensité de la lumière ambiante (une visière photochromique). Cette visière photochromique couvre la même plage d'utilisation que les visières interchangeables de Cairn : les catégories 1 à 3. L'avantage du concept est naturellement qu'il y a aussi la protection intermédiaire de catégorie 2. La limite du système se rencontre en cas de passages fréquents de l'ombre à la lumière et inversement (effet stroboscope dû à la forêt, au relief, à des bâtiments ou à des tunnels) : le temps de latence dans l'éclarcissement ou l'assombrissement de la paroi peut dans le pire des cas générer un contre-temps entre la teinte de la visière et les conditions d'éclairage de l'instant. Quand cela arrive, c'est embêtant, mais en conditions normales, cela fonctionne bien. Le modèle Julbo Sphere à visière photochromique Zebra est en vente en ligne autour des 200 Euros.
Les casques de ski à visière intégrée Decathlon Wed'ze ne sont pas proposés ici car ils disposent uniquement de visières de catégories 1 (en option) et 2 selon le site decathlon.fr. L'absence de visière de catégorie 3 est justifiée avec un argument qui laisse songeur : "Nous n'avons pas souhaité développer de visière S3 (uniquement beau temps) car le matin, à l'ombre, un nuage qui passe ... elle serait bien trop sombre et empêcherai de bien voir les contrastes."

 

Baton et gant de ski alpin avec système de sécurité Leki Trigger

Skier avec des bâtons de ski alpin à dragonne classique présente plusieurs risques en cas de chute : une effet fouet où l'on est tapé par son propre baton, la main ou le pouce tordu, ou encore skis et bâtons enchevêtrés. Longtemps, pour éviter ces problèmes, j'ai skié avec des batons classiques en ayant démonté les dragonnes. C'était moins dangereux pour les mains, mais il ne fallait pas lâcher les batons sous peine de devoir remonter les chercher. Il y a quatre ans, j'ai découvert en Autriche les bâtons de ski alpin avec dragonne de sécurité de la marque allemande Leki. Ce système s'appelle : Trigger (déclencheur en anglais). Le principe est simple : le bâton de ski Leki à sécurité libère la main en cas de forte tension. Lorsqu'on achète des bâtons Leki avec cette sécurité, sont compris dans le prix deux étriers qui se fixent sur chaque main à l'aide d'un sangle auto-bloquante. Ces étriers comportent entre le pouce et l'index un petit anneau. La poignée du baton est équipée d'une machoire qui mord cet anneau quand on veut fixer ensemble le bâton et le gant. En cas de tension anormale, la machoire s'ouvre et libère la main. On peut aussi libérer la main en appuyant sur la petite machoire. Ce système présente aussi l'avantage de pouvoir skier avec les mains assez relachées, car grâce à la position de l'anneau, le bâton reste idéalement placé au creux de la main, il y a juste à serrer la main en cas de besoin. Pour les pefectionnistes, Leki propose aussi une gamme de gants, avec anneau intégré (le petit anneau blanc au creux du pouce et de l'index sur la dernière photo du diaporama). Le principe est exactement le même, avec plus de confort et plus de précision. Comme on le voit sur les photos de ski, je skie avec les gants Leki Trigger modèle Griffin (autour de 110 euros). Je les trouve chauds, confortables et solides. Le modèle WC (World Cup) Race Flex offre une meilleure protection contre les chocs (autour de 170 Euros).  Batons Leki avec système Trigger en vente à partir de 60 Euros. Gants Leki avec système Trigger en vente entre 100 et 200 Euros.


 

Gilet de protection dorsale de ski Dainese Soft Flex Hybrid

Même sans être une bête de ski-cross, on peut se faire très mal au dos lors d'une chute ou d'une collision. Porter une protection dorsale pour protéger sa colonne vertébrale relève donc du bon sens élémentaire. Cette idée fait actuellement son chemin : c'est un nouveau marché très dynamique. Ma première expérience avec une protection dorsale Atomic a tourné court : la coque était trop rigide (elle baillait dans le haut du dos), elle était trop volumineuse (pas moyen de fermer la veste de ski) et elle était trop serrée. Suite à une collision récente, j'ai repris ma quête et trouvé la solution : la protection dorsale de ski de la marque Dainese, modèle Soft Flex Hybrid. La protection du dos est constituée de trois couches de plaques de mousse coulissantes, façon écailles de carapace de tortue. Ainsi, la souplesse de la veste est maximale, et l'absorbtion du choc optimale. Le gilet contenant la protection reste bien en place grâce à une large ceinture ventrale. Le point fort de Dainese est le grand nombre de tailles proposées, permettant à chacun de trouver la sienne, bien ajustée. Là où de grandes marques de ski proposent deux tailles de 1m60 à 2m00, Dainese en propose sept, avec un tableau de mesures précis et clair. Il faut quand même prévoir une veste ample, peut-être même une taille au-dessus de la taille habituelle. Le problème principal concerne la longueur des manches : il serait souhaitable que les fabricants de vestes allongent les manches de quelques centimères et intègrent le volume de la protection dorsale dans la conception des vestes. Autre axe d'amélioration : les protections dorsales de type gilet sont dépourvues de poches. Or comme les gilets de protection dorsale tiennent chaud, il faut renoncer au gilet ou à la veste polaire habituelle. Par conséquent, on perd les poches correspondantes. J'ai contourné le problème en portant par-dessus le gilet de protection dorsale un gilet sans manches de pêcheur (ou de photographe, c'est pareil : plein de poches). Sur les photos ci-dessous, on peut visualiser le volume de la protection dorsale sous la veste. La protection dorsale Dainese, modèle Soft Flex Hybrid est en vente en ligne autour de 150 Euros.

Protection du coude et du genou Ion K-Pact

C'est sur les conseils de freeriders que je me suis équipé en coudières et en genouillères. Ce sont des compléments logiques de la protection dorsale, des gants Lekki et du casque. En effet, les coudes et genoux sont particulièrement exposés en cas de choc, et tout particulièrement en cas de chute au sol, à fortiori contre les skis ou les batons. Accessoirement, les genouillères protègent aussi des tourniquets mal foutus des contrôles des remontées mécaniques. La gamme K-Pact de la marque Ion comporte des genouillères et coudières qui assurent une bonne protection, qui sont faciles à mettre, qui restent bien en place pendant le ski et qui laissent un maximum de liberté de mouvement. Les photos ci-dessous montrent qu'on ne voit pas ces protections sous les vêtements de ski. Les protections Ion K-Pact sont en vente en vente en ligne autour de 90 Euros la paire.

 


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Tags: ski , alpin , hors-piste , conseil , avis , sélection , test , sécurité , casque , visière , protection , dos , batons , sécurité